Ce blog a pour but de réflechir sur cette révolution qui consistera à revisiter toutes ces fausses-vérités qui collent mal à l'Afrique. Il s'agit pour nous d'abord, de rompre avec la société postcoloniale qui est une société africaine malade et corrompue. Cette société ne peut permettre ni le développement de l'Afrique ni l'épanouissement des citoyens africains. Cette société maintient la communauté africaine dans la médiocrité perpétuelle et sous la domination de puissances étrangères. Une rupt
Entreprendre des études universitaires, changer de ville,
quitter la campagne pour venir s'installer à la grande ville, commencer un nouvel emploi sont autant d'expériences dans la vie de tout le monde qui ressemblent à celle de changer de
pays.
Dans tous ces cas, l'individu quitte un milieu familier et connu pour se plonger dans un contexte nouveau, inconnu avec tout ce que cela comporte de possibilités de croissance et de risques d'échec. Il y aura inévitablement une période d'adaptation, le temps d'apprendre «les règles du jeu» et de s'intégrer, période au cours de laquelle la personne vivra du plaisir et de l'excitation face au nouveau défi mais aussi de l'anxiété, du stress et peut-être avec une efficacité moindre. Quitter son Sénégal natal pour la France, cette difficulté est amplifiée puisque les différences entre le milieu d'origine et le nouveau milieu sont encore plus grandes. Sauf de rares exceptions, les étudiants sénégalais en France vivront un choc culturel.
Cette notion de choc culturel fait référence aussi bien à des réactions de stress, d'anxiété, de tension nerveuse qu'à des sentiments de tristesse, de confusion, de surprise, de dégoût, d'indignation, de rejet et d'impuissance que vit l'individu face à la société d'accueil. L’étudiant se retrouve en France avec seul connaissances pour la plupart du temps des étudiants. La chaleur humaine qu’il avait l’habitude de sentir au Sénégal, lui manque beaucoup et la froideur des gens aussi lui rend la vie un peu difficile. D’un monde très chaleureux, où le holisme prime sur tout le reste, un monde où tout se qu’il a pu construire dans sa vie se trouve, il l’hypothèque pour un pays qu’il trouve parfois froid, avec des gens froids..., un pays où tout diffèrent de son quotidien de il y’a quelque temps…tout ça pour des études universitaires.
De ses amis à parfois même sa religion tout s’est métamorphosé et c’est comme s’il changeait de monde. La France est perçu comme la terre de cocagne, l’eldorado. Cette image est renforcée par la télévision qui participe de près ou de loin à appuyer le cliché. Le souhait de faire de grandes études universitaires pousse l'individu à affronter un nouveau monde, une nouvelle culture… Les étudiants sénégalais ont un fort sentiment d'appartenance à une communauté que viennent renforcer les liens religieux et sociaux qu'ils ont entre eux et l'appartenance à une famille nombreuse; souvent ils créent des écoles ou des groupes communautaires. Leur organisation forme un réseau de soutien social qui reconnaît les difficultés inhérentes à l’ajustement culturel et en amortit les effets néfastes. Nombre de jeunes étrangers, malheureusement ne disposent pas d'un tel réseau, et ceux qui tentent d'intégrer en un tout cohérent les attitudes culturelles et les valeurs de deux cultures ou plus ont particulièrement besoin d'appui. Bon nombre d'étudiants qui quittent leur pays pour un autre subissent une période d’ajustement culturel que l'on appelle communément le « choc culturel».
Son intensité varie d'une personne à l'autre, mais il touche la plupart des gens. Dans un premier temps, que l'on appelle souvent la lune de miel, toutes les rencontres faites dans le nouveau milieu sont perçues comme étant stimulantes et positives. C’est l’occasion pour l'étudiant de prendre un peu ses responsabilités et de se forger un avenir. Dans un deuxième temps, parfois appelé « passage à vide », les étrangers éprouvent un sentiment de déracinement et de malaise général. Les symptômes comprennent notamment :
•de la colère, de la frustration, de l'irritabilité et une perte du sens de l'humour;
• l'isolement : certaines personnes passent beaucoup de temps seules ou encore ne fréquentent que des compatriotes ou d'autres étrangers, évitant tout contact avec la population locale;
•des sentiments
négatifs à l'endroit des habitants et de la culture du pays d'accueil; une forte critique de l’individu qui trouve la France comme monotone et pas aussi chaleureux que son pays
d’origine…
•une consommation obsessionnelle de nourriture et de boisson ou un besoin excessif de dormir;
•de l'ennui, de la fatigue et une incapacité de se concentrer ou de travailler efficacement.
Dans un troisième et dernier temps, les étudiants commencent à accepter leur nouveau milieu et font un compromis entre la lune de miel et l'étape du choc culturel. Pour mieux affronter le choc culturel, l'étudiant doit apprendre à en reconnaître les symptômes. Il sera ainsi en mesure de réagir rapidement et efficacement pour en surmonter les effets. Ce troisième parti est pour l'étudiant la solution à son litige. En effet, avec le brassage des cultures, c’est un peu difficile à définir la tradition. Comme dans toute culture, il y’a du bon, il suffit juste de trouver le bon et de s’en accaparer. Chaque jour un peu plus, l’individu doit apprendre à faire la symbiose entre la culture, le vécu et ce que le France propose de bien…Tout individu a besoin de faire le symbiose avec une culture, un vécu qui lui était propre et qui lui permit d’être ce qu’il est aujourd’hui et un présent et un futur proche, tout à fait à l’opposé de ce qu’il connaissait jusqu’à présent.
C’est devenu, pour tout un chacun, en t’en qu’étudiant comme indispensable, pour pouvoir rester encore en France, pour réaliser son rêve, de se sentir bien d’où cette symbiose qui s’impose Le réajustement des étudiants après un temps à l’étranger représente un aspect intégral du processus. Le jeune étudiant doit faire face pendant son séjour à l’étranger, à un processus communément appelé choc culturel. S'il s'est véritablement assimilé à une autre culture, le retour dans son pays produira un autre "choc culturel". Ce phénomène est normal, voire nécessaire. Une année d'indépendance et d'éloignement rend difficile le retour au quotidien. Les relations avec les amis et la famille ne sont plus les mêmes.
Et les jeunes voient leur propre culture sous un jour plus critique. Lorsque l'on vit pendant longtemps dans une culture différente de celle d'où l'on vient, on finit presque toujours par être atteint d'une sorte de choc culturel. Celui-ci survient lorsque nos comportements culturellement déterminés, parfois inconscients, n'ont pas les résultats escomptés; cela cause une forme de désorientation psychologique. Le choc culturel a ceci de particulier que, contrairement à ce qu'il sous-entend, il ne se produit pas instantanément. L'état dans lequel il peut plonger ne tire pas son origine d'un certain événement ni même d'une série d'événements. Il prend du temps à se manifester. Lorsqu’ on arrivé en France on apporte avec soi ses propres codes culturels qui orientent son manière de voir, de penser et de résoudre des problèmes.
Or, inévitablement on rencontre d'autres moyens différents d'agir, de percevoir ou de valoriser les choses, qui ne concordent plus aux tiens et à la vision du monde qui nous a été transmise.
Ainsi les événements apparaissent moins prévisibles. Les règles comportementales deviennent floues. On commence peut-être à remettre en question ses propres croyances et mœurs, ou à en douter,
ajoutant ainsi à son inconfort. Le choc qu’on ressent est d'autant plus grand qu’on n'a pas seulement à s’adapter à un contexte social, mais aussi à exploiter toutes ses compétences scolaires
dans un cadre de temps limité. C'est assez pour faire paniquer et, de fait, c'est d'ailleurs ce qui arrive à bien des gens.
D'habitude, le choc culturel se manifeste cependant de façon moins dramatique.
•La personne sait qu’elle en est affectée si elle devient plus irritable, éprouve de la frustration ou a de la difficulté à se concentrer. Il se pourrait également que tout l’ennuie, qu’il se désengage et se trouve davantage enclin à dormir, à boire ou à manger à l'excès.
• Le choc culturel peut influer sur ses relations personnelles, nuire à son couple ou générer de la tension, voire des conflits, avec les membres de sa famille ou ses amis.
La personne en venir à détester les Français ou à les affubler injustement de stéréotypes. Le niveau d'inconfort si élevé dans lequel peut plonger le choc culturel pourrait même lui rendre physiquement malade. S'il est impossible d'éviter cette réaction très normale, l'étudiant peut fort bien en gérer les effets. La réaction à une nouvelle culture est un choc, en partie à cause des changements massifs et inattendus dans la vie de l'individu, véritable «bombardement» de nouveautés, et en partie parce que les différences remettent en question ses propres valeurs culturelles. L'anthropologue K.Oberg, qui a été le premier à utiliser l'expression «choc culturel» pour définir ce phénomène, explique: « Le choc culturel survient à cause de l'anxiété provoquée par la perte de toutes nos références et de tous nos symboles familiers dans l'interaction sociale. Ceux-ci incluent les mille et une façons que nous avons de nous situer face aux circonstances de la vie: quand donner la main et quoi dire lorsqu'on rencontre des gens, quand et comment donner des pourboires [… ] comment faire des achats, quand accepter ou refuser les invitations, quand prendre ce que disent les gens au sérieux ou non.
Ces références et symboles qui peuvent être des mots, des gestes, des expressions faciales, des coutumes ou des normes, sont acquis au cours de notre éducation et font partie de notre culture autant que notre langue ou les croyances auxquelles nous souscrivons. Nous dépendons tous pour notre paix intérieure et notre efficacité dans ces centaines de signaux, dont nous ne sommes pas conscients pour la plupart.» Les recherches tendent à démontrer que les individus les plus conscients de la relativité des valeurs culturelles, les mieux informés des différences culturelles et les plus empathiques vivent plus intensément le choc culturel. Par contre, s'ils réussissent à s'adapter, ils seront mieux intégrés à la culture d'accueil. L'acclimatation des personnes qui changent de culture a lieu généralement en trois phases : une première phase d'enthousiasme, de plaisir, d'excitation, voire d'euphorie face à la nouvelle culture, d'une durée approximative de deux à trois mois, suivie d'une période prolongée de réactions dues au choc culturel, qui peut durer entre trois et dix-huit mois environ. Cela se termine par une période d'adaptation où le nouveau devient l'habituel et où l'individu devient d'une part moins stressé, anxieux et triste et d'autre part plus efficace.
Il n'y a pas de solution magique au choc culturel:déjà le fait de savoir que ce que nous vivons est, bien que déplaisant, tout à fait normal pour les circonstances et de pouvoir y mettre un nom est soulageant. Le temps et le contact prolongé avec la nouvelle culture sont les meilleurs remèdes; il faut résister à la tentation de se retirer et de couper tout contact difficile avec la nouvelle culture. C'est ce contact stressant qui va nous permettre de nous adapter progressivement et d'être plus confortable. En même temps, il faut avoir des attentes moins élevées face à soi-même et doser le stress par des périodes de repos et par un soutien social. Le groupe des compatriotes joue alors un rôle primordial. Parallèlement, il est très important de se faire des amis de la culture d'accueil. Toutes les recherches démontrent que, par exemple, les étudiants étrangers qui se sont fait un ami de la culture d'accueil retournent dans leur pays avec davantage de connaissances sur celle-ci et beaucoup plus satisfaits de leur séjour. Par contre, les individus qui ont été exclus ou qui ne se sont pas fait d'amis du pays hôte rentrent chez eux insatisfaits, avec une impression négative de la société d'accueil.
En général, les étudiants étrangers soulèvent l'isolement et la difficulté de se faire des amis du pays d'accueil comme étant parmi leurs difficultés principales. Bien sûr, lorsque nous parlons de choc culturel, il est question d'une première adaptation. Pour ceux qui prolongent leur séjour au-delà de deux ou trois ans et pour les immigrants qui changent de pays de façon permanente, le processus d'adaptation continuera pour toute la période de leur séjour ou pour toute leur vie, un peu comme on apprend à se connaître soi-même pendant toute notre vie. Changer de culture, en acquérir une autre, se forger une nouvelle identité culturelle à partir des cultures dans lesquelles on a vécu sont des processus extrêmement lents. La culture n'est pas un manteau qui se met et s'enlève selon le goût et les besoins du moment. Elle fait partie intégrante de notre identité même. Selon les recherches, des éléments de la culture d'origine persistent au-delà de trois à six générations après l'immigration. Pour forger une identité culturelle viable, l'immigration doit comparer et contraster les valeurs de sa culture d'origine avec celles de la nouvelle culture et en faire une intégration personnelle.
On soit se méfier d'une adaptation trop rapide et trop facile. Si l'individu a rejeté en bloc les valeurs de sa culture d'origine afin d'«avaler» toutes entières les valeurs de culture d'accueil, il risque, si le travail d'intégration ne se fait pas, de vivre des difficultés émotives plus tard dans sa vie. Si on ne fait pas le lien avec les générations qui nous précèdent, on aura de la difficulté à faire le lien avec nos enfants. Les membres de la société d'accueil doivent prendre conscience qu'il est impossible pour les immigrants de changer de culture en quelques années et que ce n'est pas souhaitable ni pour l'individu ni pour la société. D'ailleurs, dans le processus d'adaptation à une nouvelle culture, l'individu doit régulièrement faire un va-et-vient entre les membres de sa culture d'origine et ceux du pays d'accueil. Cela permet de se former une identité intégrée à partir des deux cultures d'une part, et d'absorber le choc culturel et de soutenir l'individu dans ses explorations de la nouvelle culture d'autre part. Tout comme un jeune enfant a besoin de la présence de sa mère pour mieux explorer un nouvel environnement, l'immigrant a besoin des membres de sa culture d'origine pour mieux s'intégrer. Le contact des cultures est inévitablement stressant mais, à la longue, il amène un enrichissement mutuel et, paradoxalement, permet de mieux identifier, connaître et valoriser les éléments de sa propre culture. Il faut aussi savoir que une fois au retour au pays d'origine choc culturel inverse n'est pas exclu et c'est res frequent. Soyez prêt à vivre une période réadaptation
DIAGNE Abdou